21 octobre 2008
Les grands espaces
Découvrez Thomas Boissy!
Edit 25/10 : j'ai trouvé la chanson pour vous la faire écouter.
Ca y est, j'ai pu l'écouter un peu plus en détail.
Et bien, je n'ai aucune mauvaise surprise, ce mec a une voix à faire tomber les plus réticentes, des textes et des mélodies splendides, un regard électrisant, et un déhanché... bon, d'accors, le déhanché, sur le CD, ça se voit pas. Mais j'ai eu l'immense plaisir de le voir plusieurs fois sur scène, et croyez-moi, les filles... waouh.......... J'en connais certaine ( non, non, Elo, promis je ne dirai pas qu'il s'agit de toi !!! ) qui ont eu un mal fou à s'en remettre.... J'ai failli être jalouse, d'ailleurs ! Chéri t'inquiète pas, c'est toi l'homme de ma vie.
Bref, après cette petite présentation il est vrai très objective de ce monsieur, Thomas Boissy, revenons à son album ( disponible sur sellaband ). Et en particulier à ma chanson coup de coeur du moment, Les grands espaces. C'est un peu comme ça que je vois ma vie en ce moment.
Autour de moi l'étau se resserre
Et les consolations d'hier
Ne sont plus de taille à affronter
Cette toute nouvelle réalité
J'ai peur de ne jamais me faire
A cette pesante atmosphère
J'ai peur de manquer d'air
J'ai peur de manquer d'air
Je ne me sens plus ici à ma place
Je ne rêve plus que de grands espaces
J'ai besoin de sentir la douceur
D'une lointaine et complice chaleur
Et défier l'apesanteur
Ami intime des vents porteurs
J'ai peur de ne jamais me faire
A cette pesante atmosphère
J'ai peur de manquer d'air
J'ai peur de manquer d'air
Je ne me sens plus ici à ma place
Je ne rêve que de grands espaces
Chaque nouveau battement de mon coeur
Me pousse à ne pas faire l'erreur
De tenter de survivre ainsi
Et de le payer de ma vie
Je ne me sens plus ici à ma place
Je ne rêve que de grands espaces
Tout ça pour dire que c'est le chanteur de ma vie. Certains trouveront ça ridicule, je m'en fous. Depuis plus de 10 ans que je suis ce qu'il fait, j'ai toujours su qu'un jour ou l'autre, il en arriverait là. Ne manque plus que le public.
Allez faire un tour là ou bien encore là, vous pourrez vous faire une idée. Et encore, vous ne verrez pas ses talents d'improvisateur, en chanson, s'il vous plait...
Aïe, aïe, aïe...
01 novembre 2007
Corps à corps
De petit pic en petit pic
Plein de sous-entendus
Dans notre bonheur tu glisses un hic
Qui se doit d'être entendu
J'tente un silence diplomatique
Bien que cela soit peine perdue
Quand tu choisis cette gymnastique
J'en connais déjà l'issue
Tout ça se règle au corps à corps
Que l'on conclut d'un bouche à bouche
Et l'on débouche sur un accord
Je vais encore trouver ça louche
Cette moue que je te connais bien
La litanie de tes soupirs
Tout ça résonne comme un refrain
D'une chanson que tu n'cesses d'écrire
Les premières notes jouées sans entrain
M'inciteraient parfois à fuir
Mais puisque j'en connais la fin
J'attends mon heure avec plaisir
Tout ça se règle au corps à corps
Que l'on conclut d'un bouche à bouche
Et l'on débouche sur un accord
Je vais encore trouver ça louche
J'sais pas où tout ça nous mènera
Tu souffles le chaud tu souffles le froid
Et si j'oublie tout dans tes bras
Je me dis parfois que ça ne durera pas
Pour moi l'amour se vit comme ça
Je comprends pas le sens de tes combats
Mais même si ça d'vient dur pour moi
Je repousse mes doutes encore une fois
Tout ça se règle au corps à corps
Que l'on conclut d'un bouche à bouche
Et l'on débouche sur un accord
Je vais encore trouver ça louche
RIKE, Corps à corps
06 octobre 2007
Cet amour

Place des Vosges, automne 2005
Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qui faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous les guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l'avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C'est le tien
C'est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n'a pas changé
[...]
Jacques Prévert, Cet amour ( extrait ), Paroles.
09 août 2007
Pluie d'hiver sur la côte bretonne
La pluie tombait, tombait, avec un petit bruit incessant de fontaine ; on l'entendait presque sans répit ruisseler dehors sur les murs. Dans le vieux toit de mousse, il y avait des gouttières, qui, toujours aux mêmes endroits, infatigables, monotones, faisaient le même tintement triste ; elles détrempaient par place le sol du logis qui était de roche et de terre battue avec des graviers et des coquilles.
On sentait l'eau partout autour de soi ; elle nous enveloppait de ses masses froides, infinies : une eau tourmentée, fouettante, s'émiettant dans l'air, épaississant l'obscurité et isolant encore davantage les unes des autres, les chaumières éparses du pays de Ploubalzanec.
PIERRE LOTI, extrait de Pêcheur d'Islande .
entrée de la ville close de Concarneau, Finistère
Pêcheur d'Islande est un livre absolument magnifique, à conseiller à tous les amoureux de la Bretagne.
03 août 2007
Heureux qui, comme Ulysse...
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur ma plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.
JOACHIM DU BELLAY
Vézelay, dans l'Yonne, au sommet de sa colline.
02 août 2007
Le dormeur du val
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil de la montagne fière
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu
Dort ; il est étendu dans l’herbe sous la nue
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement, il a froid
Les parfums ne font pas frissonner sa narine
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
ARTHUR RIMBAUD
Osez me dire que vous ne l'avez jamais appris...
30 juillet 2007
Le chat
Le mien ne mange pas les souris ; il n’aime pas ça
Il n’en attrape une que pour jouer avec.
Quand il a bien joué, il lui fait grâce de la vie
Et il va rêver ailleurs, l’innocent, assis dans la boucle
De sa queue, la tête bien fermée comme un poing.
Mais à cause des griffes, la souris est morte.
JULES RENARD
Il est trop choux quand il tire la langue, non ?!.... Oui, je sais, je suis complètement gaga... N'empêche qu'il n'aime pas les souris. Les lézards, par contre...
27 juillet 2007
Proverbe
La tendance actuelle est à la quête d'un idéal meilleur
On nous vante les mérites de voyager ailleurs
Loin du bruit de la ville, de ces odeurs
Le grand air contre la canicule et la chaleur
L'air que l'on respire nous monte au nez
Les yeux picotent, tout seuls se mettent à pleurer
Un goût amer au travers de la gorge
Bien loin de nous le souvenir du sucre d'orge
La terre n'est pas un don de nos parents
C'est nos enfants qui nous la prêtent
Respecte-la
Respecte la terre
Si la flotte a des tâches dans son sillage
Tout provient des épaves qu'on a laissées au fond
La marée débecte des boulettes
C'est la vie qu'on arrête, des suicides collectifs
C'est toujours après qu'on regrette
Faut dire qu'on y gagne au change
Le caviar aussi noir
Les châteaux de sable sont recouverts d'or noir
On dégaze au large des côtes pour pas un rond
Personne ne le dira, sûrement pas les poissons
La terre n'est pas un don de nos parents...
(...)
On avance c'est sûr, mais pas dans le bon sens
On marche à reculons, on court dans tous les sens
C'est sûrement plus facile de rester les bras en croix
Faire la sourde oreille aux petites voix
Alors debout, réveillez les consciences
Laisser faire ça, ça n'a pas de sens
Il est grand temps pour chacun d'entre nous de comprendre
Que c'est l'humanité qu'on va réduire en cendres
La terre n'est pas un don de nos parents
(... )
NOMADES ET SKAETERA, Proverbe
Anse de Pors Théolen, dans le Finistère.
Un vrai petit paradis. A conserver...
24 juillet 2007
L'adieu
J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends
GUILLAUME APOLLINAIRE
Automne
Quand reviendra l'automne avec les feuilles mortes
Qui couvriront l'étang du moulin ruiné,
Quand le vent remplira le trou béant des portes
Et l'inutile espace où la meule a tourné,
Je veux aller encore m'assoir sur cette borne,
Contre le mur tissé d'un vieux lierre vermeil,
Et regarder longtemps dans l'eau glacée et morne
S'éteindre mon image et le pâle soleil
JEAN MOREAS
Rue à Fleury en Bière





